Adieu la mélancolie
une voix faible déchire le silence
qu'on soigne leurs mains calleuses
qu'on tende les bras à ces fantômes
et leurs corps frêles et robustes
soudain régénéreront le monde
rien à perdre de ces souffles
qui s'époumonent et essoufflent
rien à perdre de ces pas lents
égarés dans les courses du jour
adieu la mélancolie, le bonheur d'être triste
assez la nostalgie des temps immémoriaux
eux aussi portaient leur lot de souffrance
qu'on soigne donc leurs mains calleuses
crie désormais la voix dans le tohu-bohu
qu'on panse leurs blessures affreuses
et à nous demain le nouveau monde.
Denis Dambré