à perdre le souffle

une course effrénée

et des lendemains qui déchantent

toujours

les masques pimpants

de jeunes filles fardées pour le bal

leur vont à merveille

et ils discourent

de l’aurore au cœur de la nuit

emballant des foules folles

sujettes parfois moutonnières

point de limite à leur hardiesse

qui sans relâche repousse les frontières

de loin j'admire le courage

de ces Sisyphe hissant leur grosse pierre

tandis que me susurre

une voie faible

cette précaution futile

prends garde

prends garde

que sur toi elle ne dévale

le flanc herbu de la montage

 

 

Denis Dambré

 

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