Les nationalistes sont prisonniers d'une appartenance. Au "je" qui jette une lumière crue sur la modestie de leur contribution personnelle au bien-être commun, ils préfèrent le "nous" qui leur permet de se fondre dans la masse pour dissimuler leur médiocrité personnelle. A bien y réfléchir, ils agissent un peu comme ces gamins qui, dans la cour de récréation, s'en prennent à d'autres parce qu'ils se savent entourés de copains aux gros bras. Mais dès que les copains ne sont plus là, ils rasent les murs et se font discrets. Le plus grand service que les Etats pourraient leur rendre serait de leur payer des séjours à l'étranger. Chaque fois qu'une personne commet un acte raciste contre une personne étrangère, on devrait le condamner à effectuer un séjour dans le pays de sa victime sous la protection des autorités locales. Voilà une piste de coopération internationale qui contribuerait à l'intercompréhension entre les peuples.

Denis Dambré


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