Je me méfie toujours des jugements péremptoires sur les langues. Celles que j'ai apprises m'ont révélé, chacune, leur beauté; de sorte que la déclaration dithyrambique suivante d'Anatole France (inPropos) me paraît applicable à d'autres: 


"La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, si touchante, si voluptueuse, si chaste, si noble, si familière, si folle, si sage qu'on l'aime de toute son âme, et qu'on n'est jamais tenté de lui être infidèle."


J'aime beaucoup la langue française. Mais, contrairement à Anatole France, je défends l'infidélité à sa langue maternelle. Seule l'infidélité permet de mieux apprécier le génie de l'outil de communication reçu de ses parents. Car, comme disait l'écrivain allemand Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832):


"Celui qui ne parle pas de langue étrangère ignore sa propre langue."

 

Denis Dambré

Retour à l'accueil