Les servitudes du pouvoir
Le pouvoir d'un élu ou de tout responsable est d'autant plus fort qu'il en accepte les servitudes. Admettre que diriger, c'est être quelquefois contesté, c'est déjà se donner quelques chances de réussir sa mission. Et lorsque l'élu ou le responsable y ajoute des efforts manifestes pour améliorer le quotidien de ceux dont il a la charge, ces derniers, tôt ou tard, finissent par lui en savoir gré. En revanche, refuser toute contestation, entretenir des polémiques inutiles, répondre du tac au tac à toute agression verbale de ceux qu'on est censé servir, être si sûr de détenir la vérité qu'on n'admet de personne quelque remise en cause que ce soit, c'est se condamner à l'échec.
D. Dambré