Une belle citation faite par le philosophe et écrivain Regis Debray dans un débat qui l'opposait à Henri Guaino, conseil spécial à l'Elysée et rédacteur des discours de Nicolas Sarkozy. Critiquant le détournement de ses propos par le président-candidat qui, dans son discours de Toulouse, s'est appuyé sur son Eloge des frontières (publié en 2010) pour « draguer » l'électorat du Front National, il a cité l'écrivain et académicien Jacques de Bourbon Busset (1912-2001) :

 

« Les rives sont la chance du fleuve. Elles l'empêchent de devenir marécage. »

 

Regis Debray fustigeait par là l'instrumentalisation de la question de l'immigration par Nicolas Sarkozy. On se souvient en effet du fameux « ministère de l'immigration et de l'identité nationale »... Je m'étonne d'ailleurs que les journalistes n'aient jamais l'idée de demander aux hommes politiques : « Mais que faites-vous de nos compatriotes qui résident à l'étranger ? Leurs pays d'accueil doivent-ils aussi diminuer le nombre d'immigrants légaux en provenance de la France ? »

 

 

 

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