« (…) si le travail hors la classe représente l’occasion pour les parents de savoir ce que leur enfant fait à l’école et d’œuvrer pour sa réussite, il aggrave les inégalités sociales et accentue les écarts entre les élèves : il y aura ceux qui, ayant compris ce qui a été fait en classe, font leurs devoirs rapidement, décontextualisant la notion apprise en cours et l’appliquant au nouveau contexte de l’exercice ; ceux qui peinent à transférer mais que le coup de pouce d’un parent (ou d’un professeur) va aider à faire le lien entre le cours et l’exercice ; et ceux qui n’ayant pas compris la notion en classe et ne sachant même pas qu’il doit y avoir un lien avec ce qui a été fait, travaillent au hasard, perdent leur temps et mémorisent des absurdités, même s’ils sont dans une étude surveillée ou inscrits à une association d’accompagnement à la scolarité. »  

 

Sylvie Cadolle (2010) : « Le travail des élèves : enjeux et malentendus », in Administration et Education, 2010, n° 2, p. 38

 

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