Socialiste, Laurent Gbagbo ? Foutaise. Plutôt un apprenti dictateur qu’il faut arrêter de suite avant qu’il ne mène la Côte d’Ivoire au chaos. Non seulement il a dirigé le pays pendant des années sans être élu, mais en plus il est tellement incompétent qu’il n’a même pas été capable, avec tous les moyens de l’Etat dont il disposait, de fabriquer le consentement du peuple. Combien de chefs d’Etat sont, comme lui, arrivés au pouvoir dans des conditions troubles et ont réussi au fil des années à gagner la confiance de leurs concitoyens et à se maintenir au pouvoir à la suite d’élections ? Gbagbo, quant à lui, s’est entouré d’une brochette de fanatiques et d’extrémistes aux discours peu rassurants. A force d’intimidation des opposants, de noyautage des médias et de pseudo-anticolonialisme populiste, il a fini par révéler à la majorité des Ivoiriens et à la communauté internationale son vrai visage. D’où son échec cuisant aux élections et ses tentatives postélectorales de tripatouillages aussi honteux que ridicules. Mais que cherche-t-il au fait, ce monsieur ? A finir, lui et sa Simone, comme le couple Ceausescu en Roumanie ? Si tant est qu’il soit encore en mesure de réfléchir, je l’inviterais vivement à méditer cette phrase d’Abraham Lincoln : « On peut tromper une partie du peuple tout le temps. On peut aussi tromper tout le peuple un certain temps. Mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps. ». Je sais gré au peuple ivoirien de n’avoir pas cédé aux sirènes de l’extrémisme lors des élections présidentielles. A la communauté internationale désormais de prendre ses responsabilités pour que la paix revienne dans ce pays qui en a tant besoin.

 

Denis Dambré     

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