Il arrive que des enfants de migrants refusent le français pour mieux affirmer l’identité de leurs origines. Il arrive aussi que d’autres cultivent un accent très marqué, en signe de ‘distinction’ au sens que Pierre Bourdieu donne à ce mot. Mais d’autres aussi répugnent de parler la langue de leurs origines par désir de se fondre dans la masse. Ces derniers sont généralement le produit du racisme ambiant qui les conduit à dévaloriser idéologiquement leur langue patrimoniale et à mettre fin à la guerre linguistique inhérente aux situations de migration par l’abandon de celle-ci.

 

Denis Dambré

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