L'impact du succès ou de l'échec scolaire sur l'investissement professionnel des employés
J’ai écouté ce matin une émission radiophonique dans laquelle l’une des personnalités invitées à débattre disait une chose qui donne à réfléchir : ceux qui sortent du système éducatif bardés de diplômes (c’est le cas en particulier de ceux qui sont passés par les grandes écoles) attendent bien souvent des entreprises ou des services qui les embauchent plus de droits que de devoirs. Car ils ont été tant et si bien habitués à recevoir des félicitations durant leur parcours scolaire et universitaire qu’ils finissent par considérer la fin des études comme le temps de jouir des privilèges auxquels les destinait leur brillant parcours. Mais ce faisant, ils oublient quelquefois qu’on emploie une personne pour lui confier une mission à accomplir, non pour le récompenser pour ses brillantes études. Qu’elle ait des diplômes est certes un atout, mais si et seulement si la préparation de ces derniers lui a permis de développer des compétences nécessaires à l’accomplissement de la mission qu’on lui confie. Les moins diplômés, quant à eux, ont tant et si bien été remis à leur place durant leurs parcours scolaire qu’ils attendent de leurs employeurs plus de devoirs que de droits. Ce sont souvent des employés modestes, consciencieux, prompts à accepter la critique et à s’investir pour être à la hauteur de leur mission... Le propos est sans doute caricatural, mais il contient sûrement une petite part de vérité.
D. Dambré