L'opinion, on l'aura remarqué, cantonne spontanément la sottise dans les couches sociales estimées inférieures: chez ceux que les Romains groupaient sous le mot de 'vulgus', ou que le Moyen Âge appelait 'les simples', et que les temps postnapoléoniens désignaient comme 'les obscurs, les sans-grade'. Il semble pourtant que, depuis toujours, une vision plus nuancée des choses en ait retenu plus d'un d'absolutiser cette pseudo-hiérarchie de l'intelligence selon le milieu. Pas de doute: de la sottise, aucun milieu ne serait exempt.

Lucien Jerphagnon, La... sottise?, Albin Michel, 2010, p. 31

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