Ne pars pas mon chagrin
Tant que périront ces enfants
Sous le déferlement des crachats
De leur fusil
Ne taris pas ma larme
Tant que pleurera cette mère
Sur ses morts escortés
Ne te tais pas ma voix
Tant que voleront les éclats
De leurs bombes atomiques
Ne cligne pas mon oeil
Tant que défileront les mendiants
Devant ma porte
Barricadée.

Clémentine Madiya, philosophe et poétesse du Zaïre

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