Elle était mignonne quand elle était sans son dentier, si désarmée, si bonne d'être inoffensive comme un nourrisson tout en gencives, enfantine et prononçant mal sans ses fausses dents, mais par maternelle coquetterie se retenant de rire et mettant sa main contre sa bouche vide. Avec elle seule je n'étais pas seul. Maintenant je suis seul avec tous. "

Albert Cohen, Le livre de ma mère, éditions Gallimard, 1954, p. 105

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