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« En général, la violence tombe sur des personnes isolées : l’enfant qui n’appartient pas au quartier, à un groupe constitué, y compris ethnique ; l’enseignant parachuté dans une école où il n’existe pas de travail d’équipe. C’est la théorie de la disponibilité des cibles, bien connue des criminologues, qui fait que les individus isolés sont plus facilement visés. D’où l’importance d’un climat convivial dans les écoles, d’un sentiment d’appartenance à un groupe partageant des valeurs communes pour les élèves comme pour les adultes. Il existe par exemple en Espagne des programmes de ‘‘conviviencia escolar’’ qui ont fait reculer très sensiblement la violence par la diminution de l’isolement des élèves : cela peut paraître banal, mais certains projets pédagogiques – organisation de fêtes scolaires, activités comme la réalisation d’une pièce de théâtre, pédagogie coopérative où les élèves prennent part aux décisions – sont pour cela très efficaces. »

 

Eric Debarbieux (2011) : Pédagogie contre violence ?, in Eduquer et Former : connaissances et débats en Education et Formation, Sciences Humaines Editions, p. 272-273

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