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Un heureux hasard a voulu qu’en feuilletant le numéro du quotidien Ouest France du jeudi 11 août 2011, je tombe sur un point de vue du Professeur Alfred Grosser intitulé « Les refus de la solidarité ». Je parle d’un heureux hasard car, depuis qu’il s’est retiré de l’enseignement universitaire, je me demandais de temps en temps ce qu’il était devenu.

Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, Alfred Grosser est un éminent germaniste dont la famille (juive) a fui l’Allemagne à l’arrivée d’Hitler au pouvoir pour s’établir en France. Dans ses mémoires parus chez Flammarion en 1997 sous le titre Une vie de Français, il raconte avec beaucoup de pudeur comment il a survécu pendant l’Occupation.

Mais, au sortir de la Guerre, malgré les horreurs vécues par lui-même et sa famille, il s’est engagé dans les études germaniques dans le but d’œuvrer pour le rapprochement entre la France et l’Allemagne. Longtemps Professeur à Sciences po (Paris), il a publié de nombreux ouvrages sur l’histoire de l’Allemagne. J’ai beaucoup aimé ses ouvrages et son action pour la réconciliation entre la France et l’Allemagne et pour l’entente entre l’Europe et les autres continents.

Le Professeur Alfred Grosser fait partie de ces personnes que l’on peut qualifier de « bâtisseurs de ponts » : ceux qui consacrent leur vie à faire en sorte que les peuples se connaissent davantage pour mieux se comprendre. Dans son point de vue publié récemment dans Ouest France, j’ai retrouvé non sans plaisir les accents de son engagement et de sa sincérité. En témoigne l’extrait suivant :

« Il est question, écrit Alfred Grosser, de déchoir de la nationalité française les récidivistes français depuis moins de dix ans. Pourquoi ne pas retirer alors la nationalité aux ‘‘émigrés’’, aux ‘‘réfugiés’’ fiscaux en suisse ou au Liechtenstein ? Les sommes dont chacun d’eux prive la collectivité nationale sont tellement plus importantes que le larcin, même renouvelé, d’un jeune délinquant dans un grand magasin ! ».

 

Denis Dambré                     

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