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La biologie l’a bien montré : les organismes vivants apprennent progressivement à s’adapter à l’environnement dans lequel ils évoluent. Le cas des virus qui développent des résistances aux antibiotiques est révélateur. Mais on oublie quelquefois qu’il en est de même pour tous les autres vivants, y compris pour les humains. Les habitants du pôle nord n’ont pas le même mode de vie que ceux du Sahara. Les uns ont appris à se nourrir de phoque, tandis que les autres digèrent sans souci le lait de chamelle. Et l’on a tous déjà entendu parler de ces naufragés des mers qui, faute de nourriture, ont dû apprendre à manger les corps d’autres humains. Contre nature ? Sans doute. Mais il en allait de leur vie. Et il fallait qu’ils s’adaptent ou qu’ils meurent. Les sentences prescriptives et sans nuance du genre « la nature humaine n’est pas faite pour telle chose » m’inspirent toujours quelque méfiance. Car la nature humaine n’est pas une réalité figée, immuable. Elle s’adapte en permanence à l’environnement, peu à peu, à petits pas. Goûter avec mesure les recettes culinaires des autres régions et des autres peuples, c’est expérimenter toute l’étendue des possibilités offertes à l’homme pour s’adapter au monde et à la planète. Je ne m’interdis que ce qui me rend malade. Pour le reste, tout est question de mesure.

 

Denis Dambré  

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