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Dans un article intitulé « Fausses évidences sur la population mondiale » (Voir Le Monde diplomatique N° 687 de juin 2011), Gérard-François Dumont, Professeur à l’université Paris-Sorbonne et président de le revue Population & Avenir, écrit :

 

« Contrairement aux idées reçues, les migrations sont régulières et permanentes. Et très majoritairement légales : surmédiatisées, les migrations clandestines sont statistiquement négligeables. L’histoire et la géographie ont contribué à construire des couples migratoires de pays. Ils peuvent se fonder sur une proximité géographique – Burkina Faso et Côte d’Ivoire, Colombie et Venezuela, Mexique et Etats-Unis, Malaisie et Singapour, Italie et Suisse… – ou sur une histoire commune – Philippines et Etats-Unis, Algérie et France, Inde et Royaume-Uni, etc. – en raison des liens hérités de la colonisation et pérennisés, de jure ou de facto, après la décolonisation. »

 

La réflexion de Gérard-François Dumont me rappelle une citation que j’avais lue dans un ouvrage du poète et homme d’Etat sénégalais, Léopold Sédar Senghor. Elle disait en substance ceci : « Lorsque deux peuples se rencontrent, il arrive qu’ils se fassent la guerre, mais ils se métissent toujours. ». Certes, l’histoire commune de pays comme la France et l’Algérie n’a pas toujours été facile. Mais l’immigration algérienne en France tout comme l’émotion qui envahit encore beaucoup de Pieds-Noirs à l’évocation de leurs années de vie en Algérie révèlent un désir sous-jacent de métissage chez une frange non négligeable des populations des deux pays, malgré une appartenance à des entités politiques différentes.   

 

Denis Dambré   

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