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« Marie Duru a étudié de près, en France, les effets exercés sur la progression des élèves de collège par la façon de regrouper ou d'isoler les élèves forts et faibles. Dans les collèges pratiquant les groupes de niveau, les élèves faisant partie des groupes ne comptant que des forts progressent beaucoup. A l'inverse, ceux qui sont relégués dans des groupes constitués uniquement d'élèves faibles progressent très peu, pas du tout, voire régressent. Dans les classes e pratiquant pas les groupes de niveau et toutes choses égales par ailleurs, les faibles progressent moins que les forts mais plus que s'ils étaient restés entre eux. Quant aux forts, ils progressent plus que les faibles mais un peu moins que les forts qui se retrouvent avec des forts. Le résultat global au niveau de l'établissement est sans ambiguïté : ceux qui pratiquent la politique des groupes de niveau enregistrent des résultats moindres que les autres, même si les meilleurs deviennent encore meilleurs. »1

 

Christian Baudelot et Roger Establet (2009) : L'élitisme républicain : l'école française à l'épreuve des comparaisons internationales, Seuil et La République des Idées, 2009, p. 56

 

 


1Pour en savoir plus, voir : Marie Duru, « la constitution des classes de niveau par les collèges et ses incidences sur les progressions et les carrières des élèves », Revue française de sociologie, XXXVIII, 4, 1997

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