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Dans Les cahiers, Montesquieu écrivait au XVIIIème siècle ces phrases d’une philanthropie  à fleur de peau que certains de nos responsables politiques gagneraient à lire pour leur culture générale. Ils comprendraient mieux l’esprit de l’humanisme et de l’universalisme à la française. Pour son bon goût littéraire, j’excepte Alain Juppé qui, rappelez-vous, a écrit il y a quelques années une biographie de l’auteur des Lettres persanes. Normal, c’était un Bordelais ! Voici ce qu’écrit Montesquieu : 

 

« Quand j’ai voyagé dans les pays étrangers, je m’y suis attaché comme au mien propre : j’ai pris part à leur fortune, et j’aurais souhaité qu’ils fussent dans un état florissant. (…) Si je savais une chose utile à ma nation qui fût ruineuse pour une autre, je ne la proposerais pas à mon prince, parce que je suis homme avant d’être Français ou bien parce que je suis nécessairement homme, et que je ne suis Français que par hasard. »

 

Ces paroles me reviennent souvent lorsque j’entends certaines déclarations irresponsables à propos des étrangers. Je repense notamment aux paroles de la députée UMP Chantal Brunel qui propose qu’on remette les immigrés maghrébins qui fuient la dictature et la misère dans les bateaux. A croire qu’elle n’a rien compris à L’esprit des lois ! Mais peut-il en être autrement dès lors que, au-dessus d’elle, on ne cesse de s’en prendre aux immigrés à chaque approche des élections ? Un réflexe quasi-pavlovien !

 

D. Dambré   

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