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« Il se revoyait, jeune valet de ferme, marchant derrière la lourde charrue de son père, bien avant qu’il ne se soit enfui vers l’art, et enfonçant de ses mains rudes de paysan la herse dans la terre noire ; et il se demandait s’il n’aurait pas mieux fait de semer du blé et d’assurer à des enfants une existence protégée, plutôt que de chercher à s’attaquer de ses doigts malhabiles à des secrets et à des signes qui ne lui étaient pas destinées. Sa vie tout entière lui semblait ébranlée par cette découverte fugitive, par un tableau qui flottait à travers ses rêves et qui faisait la joie et la torture de ses moments de veille. »


Stefan Zweig, Les prodiges de la vie

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