Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Cette réflexion d'Alexandre Jollien dans Petit traité de l'abandon (Seuil, 2012, p. 41) est à comprendre comme une invitation à toujours faire la part des choses entre les réalités contre lesquelles nous ne pouvons rien – et qu'il nous faut donc apprendre à accepter comme elles sont – et les choses que nous pouvons changer par notre action. Il ne s'agit pas d'un appel à la résignation, mais d'un appel à faire avec le réel et à être le plus heureux possible avec lui :

 

« […] on ne refait pas la réalité que l'on a sous les yeux, on ne refait pas le monde. Tant que nous dilapidons notre énergie, qui est faible certains jours, à vouloir refaire le monde, nous passons à côté de la joie du moment présent et de ce qui est donné. La non-comparaison est ma pharmacopée. Je l'applique presque comme un réflexe quand je vais mal. Je ne commente pas la réalité. […] Parce que la comparaison tue le monde et le réel. J'aime mes enfants sans comparaison. Aimer quelqu'un, c'est l'aimer pour ce qu'il est dans sa singularité. Il n'y a pas à le comparer à des canons de beauté mais simplement, et c'est peut-être ce que m'apprend la pratique du zen, à laisser la réalité être pleinement ce qu'elle est sans la rapporter à nos idéaux. »

 

 

Denis Dambré

Partager cet article

Repost 0