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Ô Bellarmin! Où trouverons-nous l'unique chose qui nous donne la paix? Et quand pourrons-nous entendre une autre fois chanter notre coeur comme aux jours radieux de l'enfance?
Hélas! Ce chant, je l'ai cherché jadis dans la fraternité des hommes. J'imaginais que la pauvreté de notre nature se changerait en richesse pour peu que deux de ces miséreux ne fissent plus qu'un seul coeur, une seule et indissoluble vie, comme si tout le mal de l'existence provenait de la seule rupture d'une unité primitive.

Hölderlin, "Fragment Thalia" dans Hypérion, Poésie / Gallimard, 1973, p. 20

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