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La citation suivante de Victor Hugo est d'une grande lucidité:

"La misère conduit les peuples à la révolution, et la révolution ramène les peuples à la misère."

Le soulèvement populaire au Burkina Faso est né de frustrations d'un peuple abandonné par un régime politique sourd à ses appels. Au fil des années, la classe dirigeante sous le pouvoir de Blaise Compaoré s'est embourgeoisée, devenant insensible à la misère environnante. D'où le sentiment d'une injustice profonde. A côté des voitures rutilantes et des maisons cossues des hommes du pouvoir, l'observateur extérieur pouvait constater un appauvrissement croissant de la frange de la population qui a fini par s'insurger contre le pouvoir. Sans oublier le déni de démocratie que constitue le tripatouillage de la loi fondamentale. Mais aussi légitime que soit l'insurrection populaire, celle-ci peut ramener le peuple à une misère plus grande encore si la force de la masse n'est pas canalisée positivement par des dirigeants dignes de confiance. Les militàires devront se résoudre à quitter au plus vite le pouvoir, mais l'opposition politique à Blaise Compaoré devra de son côté s'organiser et accepter le moment venu le verdict des urnes.

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