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Le jeudi 27 novembre 2014, le président burkinabé de la transition, Michel Kafando, a mis fin par décret aux fonctions du chef d'état major particulier du président déchu, Blaise Compaoré. La nouvelle était attendue par le peuple, car les fonctions de chef d'état major particulier avaient été créées de toutes pièces par l'ex-président, actuellement en exil au Maroc, pour pérenniser son pouvoir. De quoi s'agissait-il? Tous les pays démocratiques connaissent bien les fonctions de l'état major des armées qui est le lieu où se concentre le pouvoir militaire. Blaise Compaoré n'avait rien trouvé de mieux à faire que de créer, en plus de l'état major des armées, un état major particulier dont le rôle était de s'occuper de sa sécurité à lui. Et son ami fidèle, Gilbert Diendéré, promu au rang de Général, était le chef d'état major particulier du Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP). En soi, pourquoi pas? Puisque tous les pays disposent d'une structure chargée d'assurer la sécurité de leurs dirigeants politiques! Mais ce qui est choquant dans le cas de Blaise Compaoré, c'est qu'il avait dépouillé l'armement de l'état major du pays au profit du Régiment de Sécurité Présidentielle, de sorte que son état major particulier était plus puissant que l'état major censé s'occuper de la sécurité de tous les citoyens. Autrement dit, l'état major burkinabé était devenu une coquille vide, car le vrai pouvoir militaire était détenu par le Régiment de Sécurité Présidentielle. Le démantèlement en cours de cette structure permettra à l'armée burkinabé de disposer de l'armement nécessaire à la préservation de la sécurité des citoyens...

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