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Le point de départ de la recherche sur l'évaluation scolaire fut la critique des notes mises au baccalauréat en France. Laugier et Weinberg (1938), puis Piéron (1963), montrèrent que les examinateurs n'avaient pas tous les mêmes exigences. La moyenne des notes d'un jury, pour une épreuve de mathématiques, était de 5,8; celle d'un autre jury était de 9,1. L'écart s'accroissait encore pour les épreuves orales, atteignant 5 points sur 20 en physique ou en sciences naturelles. En conséquence, les pourcentages d'admissibles allaient de 31% à 53% selon les jurys. [•••] Les effets de contraste, par exemple, sont très importants, une copie moyenne paraissant faible, si elle est lue après une autre qui est excellente. La réussite ou l'échec d'un candidat à l'examen dépend donc largement du hasard.

André de Peretti et alii, Encyclopédie de l'évaluation en formation et en éducation, ESF éditeur, réédition 2013, p. 45 3

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